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Transparence des salaires
Directive (UE) 2023/970Le calendrier
Dirigeants et DRH de PME de 50 à 300 salariés, dans l'Ouest.
Dirigeants et DRH de PME de 50 à 300 salariés, dans l'Ouest.









Transparence des salaires : ce qui change pour une PME, en 9 pages.
La directive (UE) 2023/970 devait être transposée avant le 7 juin 2026. Le projet de loi français est déposé depuis le 10 septembre.
Recrutement, entretiens, information des salariés, seuil de 5 % : une règle par page, avec sa source.
Enregistrez-le pour votre prochain recrutement.
Un dirigeant m'a posé la question jeudi dernier : « Est-ce que je peux encore demander son salaire actuel à un candidat ? »
Plus pour longtemps.
La directive européenne sur la transparence des salaires devait entrer dans le droit français avant le 7 juin 2026. Le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres le 10 septembre. Le Parlement doit l'examiner en 2027.
Pour une PME, quatre choses vont changer :
→ Chaque offre d'emploi annoncera un salaire ou une fourchette, au plus tard avant l'entretien.
→ La question du salaire actuel disparaît des entretiens.
→ Un salarié pourra demander par écrit la rémunération moyenne des femmes et des hommes de sa catégorie. Réponse sous deux mois.
→ À partir de 2028, sept indicateurs remplaceront l'index égalité. Six seront calculés à partir de la DSN.
Publier une fourchette prend dix minutes. Le travail long se fait avant : décider quels postes ont la même valeur.
Une assistante commerciale et un technicien SAV ont-ils la même valeur ? C'est à vous de le décider, critères à l'appui. Tant que ce classement n'existe pas, aucune fourchette ne tient face à la première question d'un salarié.
Depuis la rentrée, nous avons fait cet exercice avec quatre PME de la région. Dans trois d'entre elles, deux postes de même valeur avaient des salaires d'embauche écartés de plus de 8 %. Personne ne savait vraiment pourquoi.
Si vous recrutez en 2027, c'est cet hiver qu'il faut classer vos postes.
Nous avons rassemblé la directive, le projet de loi et la méthode dans un guide de 12 pages. Le lien est en commentaire.
Et chez vous, la fourchette figure-t-elle déjà dans vos offres ?
Titre seul : « Un écart de plus de 5 % ? »Dans votre entreprise, une femme et un homme font le même travail.
Deux barres de salaire, l'une plus courte de 6 %Leur salaire diffère de 6 %. Bientôt, il faudra l'expliquer.
Compétences, efforts, responsabilités, conditions de travailAvec des critères objectifs. Sinon, l'écart se corrige, avec les représentants du personnel.
Frise : 10 septembre 2026, 2027, 2028Le projet de loi est déposé. Les nouveaux indicateurs arrivent en 2028.
Couverture du guide, puis Lanvaux ConseilCommencez par classer vos postes. Notre guide des PME vous montre comment.
La directive européenne aurait dû entrer dans le droit français le 7 juin 2026. Le projet de loi est déposé depuis le 10 septembre et le Parlement doit l'examiner en 2027. Pour une PME de 50 à 300 salariés, ce délai laisse un an pour faire le travail le plus long : classer ses postes.
La directive (UE) 2023/970 a été adoptée le 10 mai 2023. Elle vise à faire respecter l'égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur. Les États membres avaient jusqu'au 7 juin 2026 pour la transposer.
En France, le projet de loi de transposition a été présenté en Conseil des ministres le 10 septembre 2026. Selon le ministère du Travail, il sera examiné au Parlement en 2027. Le gouvernement a déjà fixé un calendrier : l'index de l'égalité professionnelle actuel sera encore déclaré en 2027, le nouveau système prendra le relais à partir de 2028. Les règles qui suivent viennent de la directive et du projet de loi ; le texte voté peut encore les préciser.
Un candidat aura le droit de connaître la rémunération de départ, ou sa fourchette, avant l'entretien d'embauche. L'information peut figurer dans l'offre d'emploi ou être donnée autrement, à condition d'arriver assez tôt pour permettre une négociation éclairée. Elle s'accompagne des dispositions de la convention collective qui s'appliquent au poste.
Dans l'autre sens, l'employeur ne pourra plus demander au candidat ce qu'il gagne aujourd'hui, ni ce qu'il gagnait dans ses emplois précédents. Beaucoup de grilles d'entretien contiennent encore cette question : c'est la première chose à retirer.
Chaque salarié pourra demander par écrit son niveau de rémunération et la rémunération moyenne des femmes et des hommes de sa catégorie, c'est-à-dire de ceux qui font le même travail ou un travail de même valeur. L'employeur aura deux mois au plus pour répondre, et devra rappeler ce droit à tous les salariés une fois par an.
Les clauses de contrat qui interdisent à un salarié de parler de son salaire seront interdites. En cas de litige sur l'égalité de rémunération, la charge de la preuve sera renversée : ce sera à l'employeur de démontrer qu'il n'y a pas eu discrimination.
À partir de 2028, les entreprises d'au moins 50 salariés déclareront sept indicateurs sur les écarts de rémunération entre femmes et hommes, avec des obligations allégées entre 50 et 99 salariés. Les six premiers seront précalculés à partir de la DSN. Le septième mesure les écarts par catégorie de travailleurs exerçant un travail de même valeur.
C'est lui qui compte le plus. Un écart supérieur au seuil fixé par décret, qui ne pourra pas dépasser 5 %, devra être justifié par des critères objectifs, sans lien avec le sexe, ou corrigé avec les représentants du personnel.
Tout repose sur une question : quels postes ont la même valeur ? La directive donne les critères à prendre en compte : les compétences, les efforts, les responsabilités et les conditions de travail. Une assistante commerciale et un technicien SAV peuvent tomber dans la même catégorie ; c'est à l'entreprise de le décider et de pouvoir l'expliquer.
Nous conseillons de commencer dans cet ordre :
Une PME de 100 salariés y passe en général quelques semaines, réparties sur l'hiver. Mieux vaut avoir fini avant que le premier salarié pose la question.
Sources : directive (UE) 2023/970 du 10 mai 2023, art. 4, 5, 7, 9, 10, 18 et 34 ; compte rendu du Conseil des ministres du 10 septembre 2026 ; entreprendre.service-public.fr, 10 septembre 2026.
Bonjour,
En un mois, trois dirigeants nous ont posé la même question : faut-il déjà afficher les salaires dans les offres d'emploi ? Le Parlement examinera la loi en 2027. Le projet est déposé depuis le 10 septembre et ses grandes lignes sont connues. Ce numéro fait le point, sans jargon, et vous donne la méthode que nous appliquons en mission.
Bonne lecture,
Anne Delorme, associée gérante
Un salaire ou une fourchette avant l'entretien. Plus de question sur le salaire actuel du candidat. Le droit pour chaque salarié de connaître la moyenne de sa catégorie, réponse sous deux mois. Sept indicateurs à la place de l'index égalité à partir de 2028.
Lire l'articleLa directive retient quatre critères pour dire si deux postes ont la même valeur : les compétences, les efforts, les responsabilités et les conditions de travail. Nous partons de vos fiches de poste, nous notons chaque critère avec vos managers, puis nous regroupons. Le résultat tient sur une page et sert à tout le reste.
Télécharger le guide des PMEUne DRH d'une PME industrielle de Vendée raconte comment elle a classé 140 postes. Questions en direct, sur inscription.
Je m'inscrisLe projet de loi sur la transparence des salaires est déposé depuis le 10 septembre. Ce qu'il change pour une PME de 50 à 300 salariés, sources à l'appui, dans un guide de 12 pages.